Coopération algéro-canadienne : Progrès remarquable

Les relations économiques entre l’Algérie et le Canada ont connu, ces dernières années, une amélioration remarquable notamment dans les secteurs hors hydrocarbures.

Les hauts responsables des deux pays ont exprimé à maintes occasions, leur volonté à aller davantage de l’avant dans la perspective de renforcer les relations bilatérales, en particulier dans le volet concernant la coopération économique. Cette volonté se traduit par les projets de partenariats qui sont déjà réalisés ou en cours de réalisation. On cite, entre autres, le projet de coopération en partenariat avec le CRDI canadien.
Il s’agit d’une étude des dispositifs d’agriculture contractuelle dans les filières lait et tomate industrielle. Il y a le projet de mise en place d’une banque des ressources phylogénétiques, de l’utilisation de biotechnologies liées à la production dans la ferme expérimentale du CNIAAG d’El-Tarf, en collaboration avec l’université de Saskatchewan (Canada).
En clair, la coopération avec le Canada dans  le domaine de l’agriculture constituera, sans nul doute, une opportunité  idoine  pour notre pays, car ce deuxième plus grand pays du monde, il faut le reconnaître bénéficie d’une solide réputation internationale en agriculture et en industrie agro-alimentaire  est cela grâce à sa longue et riche histoire de recherche dans le domaine du développement des technologies. Ceci dit, une coopération  stratégique entre les deux pays  ne pourrait qu’aboutir à renforcer leur  économies respectives surtout dans le domaine agricole.
Pour rappel, l’Algérie est l’un des principaux partenaires du Canada dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le volume  des échanges commerciaux entre les deux pays a enregistré une légère hausse passant de 1,7 milliard de dollars en 2014 à 1,8 milliard de dollars en 2016.
En 2017, les exportations algériennes vers le Canada se sont chiffrées à 603,40 millions de dollars, constituées essentiellement d’hydrocarbures, de dattes, couscous, eaux minérales et gazéifiées, pâtes alimentaires, biscuits additionnés d’édulcorants, jus et mélanges de jus ainsi que du filet et autres chair de poissons.
Pour faire un tour d’horizon sur les grands axes de cette coopération somme toute solide et dynamique, nous nous sommes rapprochés du président du Conseil de développement Canada-Algérie, M. Mustapha Ouyed.
Dans cet entretien il passe en revue nombre de questions liées aux  perspectives prometteuses de partenariat dans le domaine de l’agriculture et l’agroalimentaire.
Il a estimé que  les hommes d’affaires  des deux pays peuvent créer des sociétés mixtes pour produire en Algérie.

Source : Le quotidien algérien El Moudjahid

Mustapha Ouyed, Président du CDCA, à El Moudjahid : « Une coopération mutuellement bénéfique »

El  Moudjahid : La coopération entre l’Algérie et le Canada dans le domaine de l’agriculture occupe une place importante, peut-on parler de belles perspectives et de progrès à réaliser dans les années à venir, dans ce domaine, en particulier ?
Mustapha Ouyed : La coopération dans le domaine agricole entre le Canada et l’Algérie présente des perspectives exceptionnelles. Le savoir-faire canadien dans le domaine, ainsi que la qualité et l’étendue des terres agricoles en Algérie sont reconnus mondialement. En mettant ensemble ces deux atouts importants, les entreprises agricoles des deux pays peuvent produire ensemble en Algérie des produits agricoles de qualité supérieure, pour répondre aux besoins locaux et exporter ensemble à travers le monde. À titre d’exemple, le Canada est actuellement le plus important exportateur de blé dur au monde et l’Algérie, qui est actuellement l’une des plus importantes destinations de ces exports, souhaite augmenter sa production locale pour réduire ses importations et renforcer la diversification de son économie. Il y a là pour moi une opportunité évidente de coopération mutuellement bénéfique, en produisant ensemble en Algérie du blé dur de très grande qualité et en l’exportant ensemble à travers le monde. Cette approche peut également s’appliquer pour de nombreux autres produits agricoles.

Les hommes d’affaires canadiens lorgnent-ils l’Algérie pour réaliser des investissements dans ce domaine ?
Justement, il s’agit de l’un des aspects les plus importants de la mission du Conseil de Développement Canada Algérie (CDCA). Nous travaillons à améliorer l’information et la communication dans les deux sens afin de faire prendre conscience des formidables opportunités de partenariats. Lors de notre mission économique du mois de février dernier, placée sous le signe de « Partenariat et Exportation », nous avons pu compter sur la participation d’une société d’Etat de crédit EDC (Exportation et Développement Canada), dont la mission est d’apporter des solutions de financement aux exportateurs et investisseurs canadiens et à leurs acheteurs étrangers. Cette mission a été organisée avec beaucoup de succès, grâce notamment au soutien continu et efficace du ministère algérien des Affaires étrangères ainsi que des instances diplomatiques des deux pays. La participation d’EDC et des autorités gouvernementales des deux pays à la mission économique du CDCA en Algérie a envoyé un signal fort aux entreprises canadiennes sur les opportunités d’investissement en Algérie. Ils voient de plus en plus l’Algérie comme la plateforme de choix pour s’y implanter et prospérer, puis de déployer leurs produits et solutions vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Vous avez annoncé l’organisation prochainement d’une semaine de dégustation des produits agricoles et agro-alimentaires algériens au Canada. Est-ce qu’on peut avoir plus d’information sur cette manifestation ?
C’est une initiative qui est en cours de préparation en réponse à quelques-uns de nos membres en Algérie qui souhaitent explorer le marché canadien et nord-américain pour les produits agricoles et agroalimentaires algériens.
Nous avons jusqu’ici des entreprises algériennes intéressées à faire goûter des fromages, des dattes, des olives, des figues, de l’huile d’olives, des pâtes alimentaires et des produits carnés.
Nous avons mis en place en juin dernier un comité de travail « Agro-industrie » à qui nous avons confié la préparation de cette activité.
Le comité est en train de travailler notamment à identifier les aspects réglementaires et de certification, qui permettront de garantir la libre entrée des produits algériens pour cet évènement qui aurait lieu à Montréal, ainsi que sur l’organisation de rencontres entre les exportateurs algériens participants et les acheteurs et distributeurs canadiens potentiels. Le programme sera dévoilé dans quelques semaines et il inclura des sessions de dégustation pour le grand public. La présence au Canada de la deuxième plus importante diaspora algérienne à travers le monde est certainement un atout majeur pour le succès de l’exportation des produits algériens au Canada.

Vous avez également annoncé l’organisation d’une formation de formateurs pour l’accompagnement des exportateurs algériens. Comment va se dérouler cette formation ?
Il s’agit d’un programme de formation et d’accompagnement des entreprises algériennes, pour la réussite de leurs exportations au Canada et à travers le monde. C’est une initiative qui est issue de la mission économique du CDCA en Algérie en février dernier.
Nous avions alors pu compter sur la présence dans notre délégation du directeur général de TFO Canada, un organisme sans but lucratif, dont la mission est d’améliorer les conditions de vie en tissant des partenariats commerciaux durables entre les exportateurs de pays en développement et les acheteurs canadiens et étrangers.
Lors des rencontres que nous avions eu notamment avec les représentants du ministère algérien du Commerce, l’idée était née de capitaliser sur l’expertise de TFO Canada et le support du CDCA, pour offrir aux entreprises algériennes le soutien nécessaire pour adopter des pratiques professionnelles de calibre mondial dans leurs activités d’exportation. Le programme proposé se compose de deux volets. Un premier volet consiste à former des formateurs algériens. Il vise à établir une plateforme de formation pour les exportateurs.
Ces formateurs vont développer leurs compétences techniques dans le domaine du commerce international et seront équipés pour fournir des services de formation et de soutien commerciaux aux exportateurs existants et potentiels de différents secteurs, de manière à aider ces entreprises à développer leurs exportations, et à contribuer d’une façon durable au développement économique en Algérie.
Le deuxième volet portera sur la sélection puis la préparation et le renforcement des compétences d’entreprises algériennes et de leurs produits, afin de tenir compte de tous les outils et connaissances nécessaires qui pourraient contribuer à introduire d’une façon efficiente et efficace leurs produits sur le marché canadien, de façon à bien se positionner par rapport à la concurrence et à saisir les nouvelles occasions d’exportation que cela pourrait générer.
Le programme s’est fixé un objectif de vente de 100.000 $ lors de la première mission commerciale au Canada pour les entreprises sélectionnées.
Le programme prévoit par la suite des ventes de plusieurs millions de dollars lors du déploiement des apprentissages et des bonnes pratiques à plus grande échelle. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère du Commerce sur ce dossier et nous espérons pouvoir en faire bénéficier les entreprises algériennes très bientôt.

Challenges : CDCA – Renforcer les échanges économiques algéro-canadiens

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« Nous sommes un organisme qui travaille avec toutes les bonnes volontés autour de la table pour développer une synergie et être un catalyseur de tous ces intervenants [organismes et entreprises qui collaborent avec le CDCA] qui chacun est actif dans son secteur. Nous, on vient au milieu pour créer des passerelles pour qu’on puisse travailler tous ensemble plus efficacement. » Mustapha Ouyed, Président du CDCA, sur Challenges – El Bilad TV.

Coopération algéro-canadienne | Plaidoyer pour une intensification des échanges économiques

Comment densifier les relations économiques et les échanges commerciaux entre l’Algérie et le Canada ? C’est l’objet de la rencontre annuelle du Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA) qui a réuni ses membres, mardi, à Montréal. L’événement, qui se voulait un moment de réseautage et d’échanges, a été rehaussé par la participation des ambassadeurs des deux pays, Hocine Meghar, ambassadeur d’Algérie à Ottawa, et Patricia McCullagh, ambassadrice du Canada à Alger, ainsi qu’Abdelghani Chariaf, consul général d’Algérie à Montréal. Lors de sa prise de parole, M. Meghar a mis en avant les potentialités de l’Algérie en matière d’investissement qu’il s’agira de valoriser. “Le potentiel qui s’offre aux entrepreneurs est énorme et à portée de main”, a-t-il, d’emblée, affirmé. Le diplomate algérien, qui a évoqué les ressources énergétiques du pays, a soutenu que le marché intérieur est immense. Ce qui, selon lui, demande des investissements, notamment étrangers. L’Algérie a mis le cap sur la diversification de son économie comme réponse aux exigences de la mondialisation, a fait observer Hocine Meghar. Revenant sur les facilités pour attirer les investissements étrangers, l’intervenant a indiqué que tous les secteurs d’activité sont ouverts à l’investissement. Pour étayer son propos, l’ambassadeur croit savoir que la création d’entreprise en ligne “serait possible”. Pour sa part, Mme McCullagh a salué le dynamisme des relations économiques basées, selon elle, sur le partage de connaissances et le transfert du savoir-faire. La diplomate canadienne a plaidé pour “développer davantage les échanges et les relations économiques”. Elle a orienté les hommes d’affaires à se rapprocher du service des délégués commerciaux du Canada. Le SDC a été fondé en 1884 par la Fédération du Canada pour stimuler les échanges commerciaux avec ses partenaires étrangers. Le président du CDCA, Mustapha Ouyed, a exhorté les présents à travailler ensemble, en réseau, pour “aller plus loin et plus vite”, selon son expression. M. Ouyed a fait état de l’installation de deux comités sectoriels. Le premier concerne le secteur agro-industriel et sera présidé par Yahia Aïssa. “Au moins quatre opérateurs sont partants pour pénétrer le marché canadien en participant à une semaine de dégustation algérienne au Canada”, a mentionné M. Ouyed. L’occasion pour les opérateurs algériens de faire connaître, outre-Atlantique, les produits du terroir, tels que les fromages, l’huile d’olive, les dattes, la charcuterie, etc. Le second comité, que présidera Rachid Bayou, sera dédié au secteur minier. Après une rencontre avec le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, le président du CDCA a annoncé une mission prochaine pour explorer les potentialités d’investissement dans le secteur minier. La rencontre du CDCA a coïncidé avec l’ouverture de la saison estivale. À cette occasion, Air Algérie a lancé son programme estival avec 8 vols hebdomadaires, alors que la compagnie aérienne canadienne a amorcé son retour dans le ciel algérien avec une fréquence de 4 vols par semaine durant tout l’été. Ce renforcement de la liaison aérienne entre Alger et Montréal peut constituer un atout, notamment pour le fret, a reconnu le président du Conseil de développement Canada-Algérie. Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et le Canada n’a pas dépassé 1,5 milliard de dollars en 2017. De Montréal : Yahia arkat

Source: Le quotidien algérien Liberté

Algérie-Canada: Une rencontre pour un partenariat plus solide

Le Conseil de développement Algérie-Canada CDCA organisera le 19 juin prochain un cocktail dînatoire de réseautage à Montréal. Une occasion d’échanger avec les hommes, femmes d’affaires et les représentants du Canada et de l’Algérie. Le partenariat économique entre les deux pays sera au centre de cette rencontre.

Cet événement verra la participation des ambassadeurs des deux pays, son Excellence Mme Patricia McCullagh, Ambassadeur du Canada en Algérie et son Excellence M. Hocine Meghar, Ambassadeur d’Algérie au Canada, ainsi que de M. AbdelghaniCheriaf, Consul Général d’Algérie à Montréal.

La soirée sera ponctuée par des présentations et des annonces du CDCA et de ses membres. En effet, M. Hocine Megharprésentera les efforts déployés par l’Algérie, afin  attirer les investisseurs, son homologue canadienne donnera un aperçu sur le rôle des délégués commerciaux pour aider les entreprises canadiennes désireuses de faire des affaires en Algérie.

Par ailleurs, le CDCA a pour objectif d’encourager et de soutenir les entreprises des deux pays de façon à ce que leurs activités industrielles et commerciales, envisagées ou déjà engagées, soient fructueuses pour tous les intervenants.

Parmi ses missions, le CDCA veut se focaliser sur les secteurs les plus porteurs entre les deux pays et éviter la dispersion des efforts, identifier les meilleurs partenaires du secteur privé de chaque pays et collaborer avec les services gouvernementaux des deux pays pour développer une relation de travail mutuellement bénéfique.

Malgré tous ces signes de bonne volonté pour relancer le partenariat économique entre les deux pays, le volume des échanges entre l’Algérie et le Canada est passé de 2,4 milliards de dollars en 2016 à 1,5 milliard de dollars en 2017.

De son côté Export développement Canada (EDC), organisme du crédit à l’export du Canada, juge le risque Algérie « moyen », estimant qu’« en raison du cadre de réglementation, les possibilités d’investissement et de financement étrangers sont limitées. Les lenteurs bureaucratiques attribuables à une culture administrative hautement centralisée sont monnaie courante. Le secteur privé demeure relativement modeste, même si les secteurs de la transformation des aliments et des biens de consommation affichent une croissance importante ».

Source : le site d’informations économiques Algérie Éco